lundi 9 novembre 2009

SOLIDARITE pour notre VILLE

En 2006, la population s’élevait à 15 375 habitants, soit une perte de 3,2 % par rapport à 1990.
Lors du recensement de 1999, la population de la commune était sensiblement plus jeune que la moyenne de l’agglomération. Aujourd’hui la tendance s’est totalement inversée : les tranches d’âge de 45 ans et + sont plus présentes que sur l’ensemble de l’agglomération et du département, et les plus jeunes, en particulier les 15/29 ans sont moins représentés.

Si la part des ménages déclarant plus de 2400 € de revenu mensuel est plus importante à St Egrève que dans le reste de l’agglomération et du département, il n’en reste pas moins qu’un tiers des plus de 60 ans de la commune est au minimum vieillesse, avec un maximum de 880 €/mois, donc en dessous du seuil de pauvreté (910 €/mois).

La population de 60 ans et + correspond à 22 % de la population totale de St Egrève. L’augmentation du nombre de retraités au minimum vieillesse est plus importante à St Egrève (+ 7,2 %) que sur le reste du département et de l’agglomération.
La moitié des personnes isolées ont plus de 80 ans et sont majoritairement des femmes.

Si la population active de la commune représente 70% de la population totale, le chômage est à nouveau en progression (+ 12,9 %). Ce sont les plus jeunes et les seniors qui sont les plus touchés et particulièrement les femmes qui représentent 57 % des demandeurs d’emploi à St Egrève.

D’autre part il y a plus de familles mono-parentales à St Egrève que dans l’agglomération avec une augmentation du nombre d’allocataires à bas revenus. 448 enfants vivent dans une famille à bas revenus à St Egrève sur 3077 enfants de – de 18 ans.

Les problèmes sociaux identifiés sont en nette augmentation depuis 2008 :

1 – les problèmes financiers (surendettement, besoins alimentaires)
2 – hébergement ou logement
3 – dépendance/vieillesse
4 – santé
5 - problèmes familiaux
6 - handicap
7 – insertion professionnelle

Constat préoccupant :
Ce sont les femmes qui se retrouvent seules à élever leurs enfants, ce sont les femmes qui souffrent le plus du chômage et ce sont encore les femmes qui n’ont pas de ressources pour finir leurs jours, en plus de la solitude, dans un isolement qui devient un handicap moral et physique.


Propositions du CCAS (Centre communal d’action sociale) pour faire face aux difficultés de la population :

- maintien de la coordination de l’action sociale de proximité avec les associations à vocation sociale auprès des publics ciblés
- formation des bénévoles
- conduite du projet « maison de solidarités et de la famille « pour encourager l’engagement bénévole
- optimisation et évolution du dispositif des logements de dépannage
- demande au Conseil Général de moyens supplémentaires en personnel dans l’accompagnement du RSA (revenu de solidarité active), de l’APA (allocation personnalisée d’autonomie)
- projet « logement senior » en lien avec un bailleur social
- répondre aux besoins des personnes âgées et lutter contre l’isolement (chantier agenda 21)

Nous proposons :
- une augmentation du budget du CCAS pour des actions de prévention du surendettement, d’accompagnement des bénéficiaires du RSA
- une programmation de construction de logements sociaux à loyers très modérés
- un chèque culture et sports pour les écoliers
- une baisse des tarifs cantine scolaire et autres services
- un accès au micro-crédit à taux 0 %
- un accès au micro-crédit pour les besoins de financement de travaux d’adaptation
des logements (villas années 60/70) pour les personnes âgées à revenus modestes
- la réalisation d’un service de lecture à domicile pour personnes âgées isolés
- encourager les personnes âgées à se former et à s’initier à l’informatique avec une
aide pour les moins fortunés. Le but, créer un lien avec les familles (webcam) ou
simplement faire ses courses sur internet
- encourager la création de services de proximité

En un mot, il faut « inventer des réponses nouvelles en matière de prévention, de lien social et de soutien auprès des aidants familiaux. »
Il nous faut réagir face aux effets de la crise, et prendre solidairement nos responsabilités.

Janine Saint Sulpice
NB : nous remercions les services du CCAS de nous avoir fourni ces données statistiques.

lundi 2 novembre 2009

L’école déboussolée

Lors du dernier conseil municipal nous avons voté avec la majorité une délibération autorisant le Maire de Saint-Egrève à signer une convention et des avenants de prestations au sujet d’un dispositif de
« réussite éducative ».

Ce dispositif intercommunal, associant notre commune avec celle de Saint-Martin-le-Vinoux prévoit l’accompagnement des familles et des enfants en fragilité. Plus précisément, cette démarche a pour thématique, entre autres, la prévention du « non accrochage scolaire » ou du « décrochage scolaire ».

Le financement de cette démarche est géré par un GIP (groupement d’intérêt public) dont les fonds proviennent de l’état via ses différents niveaux territoriaux (Conseil Régional, Conseil Général, Metro, communes), également de la CAF et parfois de bailleurs sociaux.

Il ne s’agit pas de « petites » subventions. Environ 48 000 euros sont alloués cette année pour des actions sur les deux communes de Saint-Egrève et de Saint-Martin-Le-Vinoux.

Ce dispositif provient du Contrat Urbain de Cohésion Sociale (CUCS) qui traite également de la prévention de la délinquance.
Près de 500 CUCS ont été mis en place sur tout le territoire. Cela concerne près de 2500 quartiers de nos citées. Pour financer ces contrats, 400 millions d’euros en 2007 ont été employés par le groupement interministériel de la ville.

Il s’agit donc, pour une partie importante de ces fonds, d’un véritable « traitement social » de l’échec scolaire, en aval de l’école. Comme il y a le « traitement social » du chômage, par exemple.

Il est tout à fait intéressant de regarder (par comparaison ?) ce qui se passe en amont, à la source, à la naissance de ce décrochage scolaire, c’est-à-dire dans l’école. Car ne serait-il pas logique de s’attaquer à la racine de cet échec douloureux et de plus en plus important qu’est le « décrochage scolaire » ?

Avant de changer de ministère, monsieur DARCOS a entamé le processus de démantèlement des Réseaux d’Aide et de Soutien aux Elèves en Difficulté (RASED). Il a supprimé 3000 postes d’enseignants spécialisés dans nos écoles (1500 suppressions sèches et 1500 sédentarisations), dont 59 en Isère.
Ces enseignants « spécialisés » (notamment les rééducateurs, maîtres G) avaient justement comme mission de redonner le goût des apprentissages scolaires à ces enfants décrocheurs.
La destruction planifiée de ces RASED ne s’arrêtera pas là, car les suppressions de postes dans l’éducation nationale (40 700 en 3 ans) prennent la forme d’un véritable « plan social » comme on dit pudiquement.
L’école de Prédieu n’en a-t-elle pas fait les frais récemment ?

Les Zones d’Education Prioritaire (ZEP) et les Réseaux d’éducation prioritaire (REP) sont abandonnés à leur triste sort. Plus de discrimination positive de leurs effectifs en classe (25 élèves c’était déjà trop !). Le même « tarif » qu’en zone « normale » leur est appliqué lors de la carte scolaire (fermeture/ouverture de classe).

Les établissements spécialisés ferment tous les uns derrière les autres. Et après avoir annoncé une politique d’intégration scolaire volontariste, 42 500 jeunes en contrats aidés (2006-2009) d’auxiliaires ou d’emplois de vie scolaire (AVS/EVS) ont été jetés à la rue purement et simplement en juillet dernier. Le recrutement actuel, au compte goûte, des AVS/EVS, ne permet absolument pas de faire face aux besoins d’intégration. Et c’est près d’un an d’attente qui nous est demandé dans les écoles qui intègrent des élèves handicapés pour bénéficier d’une telle aide.

La liste des attaques contre l’école publique pourrait continuer ainsi Longtemps.

Il s’agissait simplement de montrer par ces quelques lignes, l’énorme contradiction que nous vivons actuellement en matière de politique éducative. La perte totale de sens dans l’action publique en la matière, qui « investit » fortement en aval dans un « traitement social » de l’échec scolaire et qui se désinvestit massivement en amont de l’école, là où presque tout se joue.

Presque tout, car nous savons bien que l’école ne pourra jamais, à elle seule, combler les inégalités sociales d’ailleurs de plus en plus vives dans notre société.

En tant qu’élus et citoyens, nous avons essayé de dénoncer cette incohérence nationale (voulue ?) lors de la réunion publique du conseil municipal de notre ville. Par l’intermédiaire de cet espace, caisse de résonance publique, nous souhaitons que les citoyens d’ici et d’ailleurs se remobilisent pour la défense de leur école publique.

A suivre …

Pour le groupe des élus PS-PC-PG
Eric AYRAULT

lundi 26 octobre 2009

Impôts : un an après les hausses, premier bilan

L’an dernier nous avons dénoncé une hausse, injuste et injustifiée, de la fiscalité locale. Devant les plaintes de chacun, Madame le Maire avait été contrainte de prendre position et de renoncer à toute nouvelle hausse d’ici la fin de son mandat. Pourtant nous avons très vite constaté qu’il n’en était rien puisqu’au SIVOM du Néron les élus saint-égrévois de droite qui composent la majorité de notre ville votaient une hausse de la fiscalité elle aussi très importante.
Au final, nous l’avons tous constaté, l’addition est extrêmement élevée.

Un an après ces décisions douloureuses, tirons un premier bilan : ces hausses ont-elles permis d’atténuer la crise économique par une relance de l’investissement public ? Ont-elles servi à protéger les plus fragiles par l’intermédiaire d’aides ciblées ?

Hélas, rien de cela n’a été fait : le budget du CCAS (œuvres sociales) n’a pas évolué et les hausses d’impôt ne servent qu’à faire croitre le pécule communal destiné à la construction de la future salle culturelle, sans pour autant développer l’investissement à court terme. Ce projet de salle culturelle va nécessiter à lui seul dans les années à venir un investissement de 6,5 M€, ce qui portera le coût de construction par m² à près de 4000€ (contre 1500/m² pour la moyenne nationale) !

Augmenter la pression fiscale de nos concitoyens pour ce seul équipement n’est pas acceptable. A nos yeux une telle augmentation ne se justifierait que si les dépenses investies se retrouvaient dans une politique sociale forte et dans des investissements avec des retombées économiques et sociales rapides.

Selon une étude réalisée par la Gazette Santé-Social et l’Union des Centres communaux d’action sociale (UNCCAS) les demandes d’aides financières n’ont cessé d’augmenter depuis le début de la crise en octobre 2008 : 36 % des personnes sollicitant l’aide de leur commune réclame désormais des aides alimentaires et 30 % un soutien financier. Face à l’urgence, nous proposons que la commune accorde, via le CCAS, des microcrédits aux particuliers, sans taux d’intérêt. Cette mesure viserait à soutenir les familles dans le besoin et à les aider à subvenir à leurs dépenses quotidiennes (frais de lunettes, formation, réparations automobiles, permis de conduire, caution logement, etc.). En outre, les populations en difficulté pourraient ainsi avoir accès à l’emprunt financier sans tomber dans le piège des crédits revolving.

Pour ce qui est des investissements, nous demandons que l’effort porte en priorité sur des biens d’équipement à visées sociales : crèches, réfection des cantines scolaires, logements sociaux, foyers pour personnes âgées. A cette occasion, il est bon de rappeler que notre commune est un mauvais élève en termes de logements sociaux : seuls 14.63% des logements construits entrent dans cette catégorie. Et ce manque se traduit par 80.000€ de pénalité annuelle au titre de la loi SRU.

Olivier Gonnard ; Janine Saint-Sulpice ; Tania Bustos ; Eric Ayrault; Francois Tarricone; Jacques Stolzenberg.
Groupe Socialiste, Communiste et Parti de Gauche
http://reussir-saint-egreve.blogspot.com/

lundi 19 octobre 2009

Conseil municipal de rentrée – temps forts

"Vous n'êtes pas maire", "Vous n'écoutez pas", "N'énoncez pas de ressenti personnel", "Un registre était à disposition du public, vous en êtes-vous saisi ?" …
Pour l'équipe de la majorité municipale rien de tel qu'un bon dégagement en touche pour refuser le jeu. Mais cette tactique n'a pas garni son tableau d'affichage. Temps forts.

MJC: le diagnostic enfance produit par le prestataire Accolades se révèle être plus du bout à bout de libres propos qu'une analyse critique de l'existant intégrant les liens entre structures, la tarification, l'implication de parents et de bénévoles. Même si la phase de réflexion n’a pas encore commencé, elle ne pourra pas s'appuyer sur un document de qualité, mauvaise entame.

Agenda21: salué unanimement pour l'engagement citoyen de ses membres et la qualité des rapports faits mais, hop interception fatale à la majorité ! Le Conseil de l’Agenda21 a formulé les même réserves que nous vis à vis du projet de Centre Culturel : la possibilité de mutualisation avec les communes avoisinantes et le choix de l’emplacement auraient dû être approfondis. Occasion manquée de fédérer autour de ce projet et de l'intégrer à la réflexion sur l'avenir de la cité (révision du PLU liée à l'arrivée du Tram). Pénalité face aux poteaux.

Dispositif de réussite éducative: plutôt traitement social de l'échec scolaire avec certes de gros moyens (Etat, collectivités locales, CAF, …) mais on peut déplorer que dans le même temps l'Etat dégrade (suppression de nombreux postes, emplois aidés, de la discrimination positive dans les quartiers défavorisés, …) un dispositif d'aide scolaire efficient visant à redonner de l'appétence aux élèves en difficulté et à prévenir les décrochages. Mieux vaut chercher à marquer un essai en avançant qu'essayer de ne pas en prendre un en reculant.

Gens du voyage: la réalisation d'un site d'accueil découle d'un arrêté préfectoral. La Metro, qui en a la compétence, et la municipalité hôte, ont choisi un site non dépourvu de nuisances en marge de la future ZAC Vence Eco Parc et le long de la voie ferrée. Certes la marge de manœuvre était limitée mais plutôt que de victimiser le quartier riverain un peu de pédagogie à destination des habitants de la ville et la recherche d'un environnement de qualité auraient dû primer. Interruption du match suite à des jets de particules de l’usine Vicat.

Membrane photovoltaïque sur le toit de la mairie: s'il est louable de chercher à produire de l'énergie durable à sa petite échelle, encore faut-il respecter un principe fondamental qui est d'obtenir un bilan énergétique global positif: produire sensiblement plus d'énergie pendant la durée de vie de l'équipement que n'en requiert la fabrication, le transport, l'installation et le recyclage. La responsabilité d'innovation des collectivités territoriales n'a de sens qu'à cette condition dont on n'est pas certain qu'elle soit remplie dans ce cas. L'équilibre financier de l'opération semble atteint sans plus (revente du courant). En l'état le coût de la membrane aurait permis de financer l'isolation d'une bonne vingtaine de logements et le meilleur kwh est toujours celui qui n'est pas dépensé. La municipalité s'embrouille et met un pied dans la Vence. Essai collectif.

La poste : Alors que l’arbitre allait siffler la fin du match, on joue les arrêts de jeu pour examiner un vœu sur le devenir de la Poste. Il fait suite au succès de la votation citoyenne où les élus de la majorité ont brillé par leur absence. Une nouvelle mouture de ce vœu a été communiquée aux conseillers municipaux. Une différence de taille s’est glissée dans la nouvelle rédaction. Il n’est plus question de demander comme dans le 1er texte : « l’arrêt du processus de privatisation de La Poste » mais de demander de : « ne pas entamer de processus de privatisation ». La différence sémantique saute au yeux … « ne pas entamer », c’est ne pas commencer, (là, maintenant ?). Le sous-entendu qui tend à différer la mesure dans le temps semble politiquement dangereux. C’est pourquoi le groupe d’opposition de gauche (PS/PC /PG) propose un amendement qui demande : … « de renoncer à tout processus de privatisation. »
La partie se joue alors sur la ligne d’essai adverse. L’équipe majoritaire, acculée par cet amendement imprévu, demande à l’arbitre un arrêt temporaire du match. Il s’agit de soigner une blessure sur l’aile droite de l’équipe. En effet, nous voyons se regrouper, l’air sombre, une grande partie des conseillers (supposés jouer à droite) et les discussions s’engagent entre eux. Après un certain temps, ils annoncent à l’arbitre que l’amendement de l’équipe adverse est refusé. Trop clair sur le refus de la privatisation de La Poste, l’amendement venant de la gauche du terrain a fait tomber le masque de l’équipe majoritaire qui sur ce coup a essayé de jouer à droite. L’opposition aurait mérité un essai de pénalité …

Les plus belles actions du match seront prochainement détaillées sur ce blog par leurs auteurs et n'hésitez pas à nous rejoindre en enfilant aussi le maillot de RESE. Avec vous nous serons plus forts et plus déterminés.

jeudi 8 octobre 2009

Tranquillité publique

Regarder les problèmes en face.
Le libéralisme porte la violence comme la nuée porte l’orage. La crise financière est aussi celle des valeurs qui fondent « le vivre ensemble ». De surcroît, la souffrance sociale est aggravée par ceux qui s’en prennent aux établissements publics, aux biens de leurs voisins.
Saint-Egrève n’est pas à l’abri des violences. Le gymnase du Pont de Vence a brûlé, des voitures ont été incendiées.
En matière de sécurité, la gesticulation est un signe d’impuissance au même titre que le déni de ces réalités brutales.
Face à ces problèmes complexes où la prévention doit s’articuler à la dissuasion et à la sanction, les priorités présentes du délégué à la tranquillité publique de notre commune paraissent encore plus dérisoires. Cette année, les abords des écoles sont, semble-t-il, plus étroitement surveillés par des policiers municipaux qui font la chasse aux mal garés. Mais est-il pour autant nécessaire qu’ils soient accompagnés d’un(e) gendarme armé jusqu’aux dents? Le 4 septembre, jour de la rentrée des classes, une gendarme patrouillait un fusil à pompe dans les bras, un révolver et un TASER à la ceinture, rue Saint Robert, à la sortie de la maternelle Barnave ?
L’ambiance est lourde dans le pays. Les chiffres de la criminalité sont à la hausse. La réponse répressive est la seule qui compte : augmenter les interpellations, les gardes-à-vue, les caméras de vidéosurveillance.
Nous proposons, à notre échelle, d’autres solutions respectueuses des droits individuels et collectifs, mais visant à plus d’efficacité à partir de démarches déjà engagées. La ville ne peut être démunie face aux questions d’insécurité : une vraie politique de dialogue avec la jeunesse est à mener sur le long terme.
Rappelons-le, un outil existe : le Conseil Intercommunal de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CISPD). Cette instance de concertation autour des priorités de la lutte contre l’insécurité vise à mobiliser les institutions et les organismes publics et privés.
Une autre piste : la mise en place d’une médiation de nuit (qui existe sur Saint-Martin-le-Vinoux). Pourquoi ne pas s’en inspirer, voire travailler ensemble ? Nous réitérons cette demande émise l’an dernier.
Plutôt que de se voiler la face et d’essayer de laisser croire à nos concitoyens que tout va bien dans le meilleur des mondes, allons plus loin dans la recherche d’un bien commun qui profite réellement à tous. Il est aujourd'hui nécessaire de recréer du lien social, pour réduire l’insécurité

samedi 3 octobre 2009

Votation citoyenne : les résultats sur Saint Egrève

Déjà tôt ce matin la mobilisation des Saint-Egrèvois était très visible. C’est un flot régulier d’électeurs qui s’est présenté sans interruption sur le parvis de la poste de notre ville pour répondre à l’appel des organisations politiques et associations qui appelaient au vote.
A l’issu du scrutin, on comptabilise 526 personnes qui se sont déplacées pour voter sur le changement de statut du service public postal.


A la question : Le gouvernement veut changer le statut de La Poste pour la privatiser, êtes vous d'accord avec ce projet ?

La réponse est nette et sans hésitation à Saint-Egrève puisque 521 bulletins NON ont été comptabilisés contre seulement 5 avec une réponse positive.

lundi 28 septembre 2009

Défense de La Poste à Saint Egrève: votation le 3 octobre


Suite au projet gouvernemental de transformation du statut de La Poste en société anonyme un comité national composé de plus de 60 organisations syndicales, politiques, associatives a été constitué pour demander l’ouverture d’un débat public et l’organisation d’un référendum. Devant le refus du gouvernement et du président de la république le comité national a décidé d’organiser une votation citoyenne dans toute la France dans la semaine du 28 septembre au 3 octobre 2009.

L’avenir de cette entreprise publique très particulière qu’est La Poste nous concerne tous. Son rôle au cœur des quartiers et des campagnes, service public au contact quotidien de la population est essentiel.
L’accueil des comptes bancaires sans exclusive est souvent le seul moyen pour des moins favorisés d’obtenir des références bancaires indispensables à l’insertion sociale. En zone rurale et après le démantèlement des centres hospitaliers, des tribunaux d’instance, et alors que les coupes sombres se poursuivent dans l’éducation nationale, la poste reste souvent le dernier service public. Le fragiliser c’est modifier profondément l’aménagement de nos territoires et contribuer à la désertification de nos campagnes.


Saint Egrève Mobilisé :
A Saint Egrève un collectif s’est constitué autour de différents partis politique (PS, PC, PG, Verts) et associations pour organiser le 03 octobre cette votation citoyenne.

Nous vous invitons à participer massivement à la votation samedi 3 octobre.

Un bureau de vote sera installé de 08h30 à 12H30 sur le parvis de la poste de Saint-Egrève.